Pourquoi un inventaire ?
Historiquement utilisé pour les qualités de son bois comme pour le goût typé de ses fruits et du cormé, l’usage du cormier a longuement décliné.
Ces dernières années, du fait de ces qualités supposées d’adaptation au changement climatique (sécheresse…) et à des usages agricoles (agroforesterie) et forestiers, cette espèce connaît un regain d’intérêt. Mais les replantations sont souvent issues de régions éloignées (pourtour méditerranéen…) qui peuvent se révéler inadaptées au climat local et modifier la diversité génétique des populations locales avant même quelle ne soit étudiée.
En outre, là où les arbres sont actuellement isolés et trop éloignés, la pollinisation et donc le renouvellement de la population peut ne plus être assurée… C’est le risque présenté par une population a priori dispersée – mais il est difficile de le savoir si les arbres ne sont pas connus et donc répertoriés !
Ainsi la population historique de la région est un « témoin du passé » à redécouvrir, et il sera précieux d’en connaître sa dispersion et sa diversité pour adapter la multiplication du cormier aux contextes locaux.

La Bretagne, en limite de répartition mais pourtant lieu historique d’usage du cormier, est une région où la présence du cormier reste peu étudiée.
D’où l’intérêt d’un inventaire participatif pour mieux connaître cette population.